Zion National Park – Angels Landing Trail

Lorsque nous sommes arrivés à Zion National Park les parkings étaient bondés. Nous avons, en fait, trouvé une place de stationnement à proximité des postes des rangers à l’entrée du site.

Une journée dans notre road trip a été consacrée à Zion NP et nous avons décidé de faire la randonnée Angels Landing Trail.

Un mini bis fait un circuit en boucle et permet de s’arrêter là où vous le souhaitez.

 

Cette randonnée est réputée très difficile. Je me suis entraînée plusieurs mois avant de partir pour notre road trip en faisant 15 kms de marche une à deux fois par semaine. Bien qu’entraînée, je ne suis pas une grande sportive et ne voulant pas prendre de risques inutiles, j’ai fait des recherches et regarder des vidéos pour m’assurer que ce ne soit pas trop dur pour moi.

Mister M étant, lui, entraîné pour 2, avec son soutien, nous sommes partis à la découverte d’Angels Landing trail avec l’équipement approprié : chaussures de randonnées, short, tee-shirt, couvre-chef – qui était en fait une casquette mais couvre-chef j’adore- un encas, des amandes pour prévenir les coups de barre, de l’eau, de l’eau et encore de l’eau.

Bon et bien dès le début de la randonnée, c’est carrément raid et hyper physique. Mon entraînement s’est fait dans mon milieu habituel qui est plat et là c’était tout sauf plat !!!

A bout de force, ayant déjà avalé toutes les amandes pour me redonner du pep’s, je suis arrivée sur un plateau ‘Scout Lookout’ où les autres randonneurs se détendent, prennent des photos… enfin arrivée. J’étais au comble du bonheur d’avoir réussi cette prouesse physique et subjuguée par la beauté du paysage.

Mister M, moins fatigué, avoir lui encore toute sa tête, m’a montré le haut d’une montagne où l’on voyait des randonneurs et m’a dit : « tu vois c’est là qu’on va ». « Hahaha, ouais c’est ça mon gars, tu délires, cette montagne est de l’autre côté, nous on est arrivé au bout de notre randonnée, tu te trompes, c’est impossible »: ai-je répondu.

Je dois avouer que j’ai mis un certain temps à comprendre qu’il avait raison car j’étais déjà, il faut bien l’avouer, diminuée par la chaleur et l’effort physique, où mener le Graal de cette randonnée. Quand j’ai compris, j’avais, comment dire, une légère envie de faire ½ tour car la suite semblait encore plus difficile que la première partie de la rando que nous venions de faire et qui m’avait déjà à moitié tuée, mais la beauté du paysage, et Mister M, m’ont convaincue de continuer.

Les premières impressions sont souvent les bonnes : la 2ème partie de la randonnée était bien plus difficile. J’avais vu sur le net une vidéo d’un randonneur qui filmait son ascension, des randonneurs avaient des gants, je n’ai pas bien compris l’utilité sur le moment. J’ai également vu qu’il y avait des chaînes pour se tenir. Il est noté dans les guides que les chaînes sont situées à des endroits peu larges et entourés de 300 mètres de vide de chaque côté. Un minimum d’aménagement a été fait car la randonnée, notamment la 2ème partie, est très dangereuse.

Il faut escalader des rochers. Je suis pas super grande donc pour certains rochers assez hauts, c’était assez difficile. Les chaînes sont indispensables et hyper rassurantes. Quant aux gants, j’en ai compris l’utilité lorsque une personne, placée devant moi, plus volumineuse que moi a tiré sur la chaîne pour se tenir et m’a littéralement écrasé les mains entre le rocher et la chaîne, et autant vous dire que ça fait mal.

Il n’est pas possible d’installer des chaînes partout notamment sur les crêtes. A certains endroits, seule une personne peut monter ou descendre. Il est aisé de comprendre qu’il est plus difficile de monter que de descendre donc les randonneurs civilisés qui descendent attendent que ceux qui montent soient passés pour descendre. Il faut dire que j’ai vu une ou 2 personnes complètement ravagées du ciboulot qui ont doublé des randonneurs pour aller plus vite et qui se mettaient en danger au bord de la crête avec 300 m de vide sous les pieds. Un caillou qui roule, une crampe ou je ne sais quoi et c’est le grand plongeon dans le vide avec écrasage sur les rochers et un nom en plus sur la liste des morts que les rangers déplorent chaque année. Ce n’est pourtant pas faute de prévention au visitor center et dans tous les guides touristiques et articles qui évoquent cette rando.

L’effort donné pour arriver tout en haut d’Angels Landing m’a procuré une joie, une satisfaction liée au dépassement de soi que je n’avais encore jamais connue jusqu’alors. Et quelle vue. Le paysage est sublimissime, grandiose, époustouflant.

La première partie de la descente jusqu’au plateau est aussi difficile que la montée. Et oui, il faut bien refaire le trajet en sens inverse. J’aurai bien aimé qu’un hélicoptère vienne me chercher pour me faire redescendre mais ce n’était pas prévu au programme. J’ai encore plus flippé car le vide autour de moi était plus présent, visible.

La descente après le plateau ‘Scout Lookout’ paraît presque facile malgré la pente abrupte. J’ai mieux compris en redescendant les regards que me faisaient les randonneurs sur le chemin du retour lorsque je grimpais. Après un tel périple, lorsque je redescendais, je souriais à tous les randonneurs qui montaient et ce sourire était un mélange de fierté (moi je suis allée en haut) et de réconfort (vous n’êtes pas au bout de vos peines).

Malgré la réelle épreuve physique de cette randonnée, je conseille à tous d’aller jusqu’au bout d’Angels Landing trail. La vue est grandiose et la satisfaction de s’être surpassé donne des ailes sur l’instant et bien au-delà.

J’ai fait Angels Landing trail le 25 mai 2016 soit un an jour pour jour et depuis, à chaque petit coup de mou, quel qu’en soit l’origine, si je repense à cette folle journée, je me sens invisible et prête à tout surmonter. C’est un souvenir formidable gravé dans ma mémoire à vie.

Histoire d’eux My Séjours Coralie

Pour aller plus loin :

mai 25, 2017

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